Combien de temps l'installation tient sans chacun des 29 réactifs, et ce qu'il se passe quand elle n'en a plus. C'est ce classement qui dimensionne les stocks de sécurité — pas un coût de possession.
Non pas « est-ce que ça coûte cher », mais « qu'est-ce qui se passe le jour où il n'y en a plus ». Rempli ci-dessous pour les 29, à valider.
Le stock ne se juge pas en tonnes mais en jours, et ces jours ne valent que rapportés au délai de livraison. Un silo plein qui se vide en 4 jours avec un fournisseur à 6 jours est un silo vide.
Sous 1, la rupture est acquise avant l'arrivée du camion.
Si ce point de commande dépasse le stock utile, la politique est infaisable : le silo est trop petit pour la sécurité qu'on prétend se donner. La page le signale.
Une rupture d'ammoniaque, de bicarbonate ou de coke n'est pas un incident de production : c'est un dépassement à l'émission, donc une non-conformité à l'arrêté préfectoral. Le stock de sécurité de ceux-là ne s'arbitre pas contre un coût de possession.
Personne ne regarde jamais le maximum dans un calcul de réappro. Pourtant commander « tant qu'à faire » une quantité supplémentaire peut faire basculer une rubrique 4000. Une règle de commande doit avoir un plafond, pas seulement un point de commande.
Combien de jours de consommation garder en réserve au-delà du délai de livraison, selon ce que coûte la rupture. Ces quatre nombres sont la seule décision de gestion à prendre — tout le reste en découle.
Stock utile = ce qui est réellement soutirable, pas la capacité géométrique du silo : un talon mort ne se consomme pas. Consommation par jour = moyenne sur une période représentative de tonnage — pour les cinq gros réactifs, elle est déjà calculable dans le SCADA (voir section 05).
Un niveau instantané ne permet rien : ce qu'il faut, ce sont les sorties. Pour les cinq gros réactifs, niveau silo + débit d'injection donnent la consommation en continu, sans aucune saisie. C'est le levier le plus rentable de toute cette histoire.