L'Interval· UVE Ivry-Paris XIII · Réactifs process

Criticité des
réactifs process

Combien de temps l'installation tient sans chacun des 29 réactifs, et ce qu'il se passe quand elle n'en a plus. C'est ce classement qui dimensionne les stocks de sécurité — pas un coût de possession.

IPXIII · P-3236 29 réactifs 5 groupes fonctionnels — mono-source

Ce classement est un raisonnement procédé, pas une analyse de risque validée. La colonne « conséquence » vient de la fonction de chaque réactif sur l'installation ; elle doit être tranchée par le Service Chimie et l'Exploitation avant de servir de base à une politique d'achat. Les capacités et consommations, elles, ne sont nulle part dans le registre : c'est vous qui les saisissez ci-dessous.

01La méthode Deux axes, et deux garde-fous propres à une UVE

Axe 1 — Conséquence de la rupture

Non pas « est-ce que ça coûte cher », mais « qu'est-ce qui se passe le jour où il n'y en a plus ». Rempli ci-dessous pour les 29, à valider.

    Axe 2 — Couverture

    Le stock ne se juge pas en tonnes mais en jours, et ces jours ne valent que rapportés au délai de livraison. Un silo plein qui se vide en 4 jours avec un fournisseur à 6 jours est un silo vide.

    Autonomie = stock utile ÷ consommation par jour
    Couverture = autonomie ÷ délai de réappro

    Sous 1, la rupture est acquise avant l'arrivée du camion.

    Point de commande = conso × délai + stock de sécurité

    Si ce point de commande dépasse le stock utile, la politique est infaisable : le silo est trop petit pour la sécurité qu'on prétend se donner. La page le signale.

    Le plancher est réglementaire

    Une rupture d'ammoniaque, de bicarbonate ou de coke n'est pas un incident de production : c'est un dépassement à l'émission, donc une non-conformité à l'arrêté préfectoral. Le stock de sécurité de ceux-là ne s'arbitre pas contre un coût de possession.

    Le plafond est ICPE

    Personne ne regarde jamais le maximum dans un calcul de réappro. Pourtant commander « tant qu'à faire » une quantité supplémentaire peut faire basculer une rubrique 4000. Une règle de commande doit avoir un plafond, pas seulement un point de commande.

    02Conséquence de la rupture Le seul axe qui ne demande aucune donnée nouvelle
    03Autonomie & point de commande Saisir stock utile, consommation et délai — le reste se calcule

    Politique de stock de sécurité

    Combien de jours de consommation garder en réserve au-delà du délai de livraison, selon ce que coûte la rupture. Ces quatre nombres sont la seule décision de gestion à prendre — tout le reste en découle.

    0 / 29 renseignés

    Stock utile = ce qui est réellement soutirable, pas la capacité géométrique du silo : un talon mort ne se consomme pas. Consommation par jour = moyenne sur une période représentative de tonnage — pour les cinq gros réactifs, elle est déjà calculable dans le SCADA (voir section 05).

    04Matrice de criticité Se remplit à mesure des saisies de la section 03

    05Ce qui pilote la consommation La donnée existe déjà — elle n'est pas exploitée comme donnée de stock

    Un niveau instantané ne permet rien : ce qu'il faut, ce sont les sorties. Pour les cinq gros réactifs, niveau silo + débit d'injection donnent la consommation en continu, sans aucune saisie. C'est le levier le plus rentable de toute cette histoire.

    L'indicateur n'est pas « kg en stock », c'est « kg par tonne incinérée ». La consommation spécifique normalise les variations de tonnage — et surtout elle est à double usage : si la conso spécifique de bicarbonate dérive, c'est soit un déchet plus chloré, soit la régulation d'injection qui décroche, soit la qualité du réactif. Votre indicateur de stock devient un indicateur de conduite. Même logique pour l'ammoniaque : le ratio NH₃ / NOx abattu, c'est le taux de sur-stœchiométrie du SCR.
    Ce que je ne construirais pas — une GMAO en HTML. Si la Maintenance a déjà un outil de stock, le stock doit y vivre : dupliquer, c'est garantir deux vérités divergentes. Cette page dimensionne les seuils ; elle ne tient pas les mouvements.