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Formation conduite · Eau-vapeur

Condensation & vide

Aérocondenseur, mise et tenue du vide, éjecteurs, et retour des purges au cycle — comment la vapeur détendue redevient de l'eau et pourquoi le vide compte.

Condensation, mise sous vide & retour des purges

De l'échappement turbine au retour vers le dégazeur, avec le circuit de refroidissement et toute la chaîne des purges. crème = vapeur · bleu = condensats · cyan = eau de refroidissement froide · orange = eau chaude / purges · violet = incondensables.

Turbine · GTA échappement Condenseur — faisceau tubulaire puits de condenseur Groupe de mise sous vide éjecteurs → évent Extraction Bâche à condensats 2660D500 → Bâche alim. dégazeur 2630J010A Aéroréfrigérant circuit fermé — air ambiant 2650P370 A/B Échangeurs 2650E310/320/330/340 Vapeur de revaporisation évent toiture Eau industrielle 3120P530 A/B/C Ballon purges turbine 2650D500 Bâche récup. purges 2660D600 2660P610 A/B 2660XV620 purges chaudières ↓ Ballon éclatement purges GTA 2660D650 · 2660E660 Ballon éclatement purges chaudières 2660D750 · 2660E760 3120XV583 3120XV593 Fosse eaux chargées local GTA Fosse eaux claires hall four CONDENSATION & VIDE — échappement turbine → condenseur → bâche à condensats → dégazeur Le siphon relie la bâche à condensats au ballon d'éclatement : garde hydraulique, jamais de communication gazeuse.
Sélectionne un équipement

Chaque bloc donne son rôle, les grandeurs à surveiller et les dérives qui doivent alerter en quart.

Pourquoi met-on le condenseur sous vide ?

On ne fait pas le vide pour « aspirer » la vapeur. On le fait parce que la pression d'échappement fixe la température à laquelle la vapeur peut encore condenser, donc le point bas du cycle. À la pression atmosphérique, la vapeur condense à 100 °C ; à 60 mbar absolus, elle condense à 36 °C. Ces 64 degrés gagnés, c'est de la chute d'enthalpie supplémentaire récupérée dans les derniers étages de la turbine — sans un gramme de déchet en plus.
Carnot : η = 1 − Tfroide/Tchaude — le vide agit sur Tfroide

Le condenseur

Un échangeur, mais dont la performance se lit sur un manomètre de vide.

Principe
Condensation par surface

La vapeur d'échappement circule dans la calandre autour d'un faisceau de tubes parcourus par l'eau de refroidissement. Elle cède sa chaleur latente — environ 2 250 kJ par kilo — et se rassemble en condensat dans le puits en partie basse. Le vide s'établit tout seul : condenser 1 kg de vapeur, c'est faire disparaître 23 m³ de gaz.

Sous-refroidissement
Le défaut à traquer

Le condensat doit rester à la température de saturation correspondant au vide. S'il est plus froid, c'est qu'il stagne au contact des tubes : on perd de l'énergie qu'il faudra rendre au dégazeur, et l'eau sous-refroidie redissout de l'oxygène. Quelques degrés d'écart suffisent à alerter.

Pincement
La signature de l'encrassement

L'écart entre la température de saturation et la sortie d'eau de refroidissement — le pincement — ne dépend que de la propreté du faisceau. Il augmente lentement avec le dépôt côté eau. C'est l'indicateur qui décide d'un nettoyage, bien avant que le vide ne devienne inacceptable.

Incondensables
L'ennemi silencieux

L'air qui rentre par les garnitures et les brides sous vide ne condense pas. Il forme un film isolant sur les tubes et fait chuter le coefficient d'échange. Quelques kilos d'air par heure suffisent à dégrader le vide de plusieurs mbar : d'où le groupe de mise sous vide, qui tourne en permanence.

Diagnostic en trois questions. Le vide se dégrade : la température d'eau de refroidissement a-t-elle monté (cause externe, aéro ou météo) ? Le pincement a-t-il augmenté (encrassement du faisceau) ? Ou l'écart saturation/eau est-il inchangé alors que le vide est mauvais (alors c'est de l'air : entrée d'air ou groupe de vide défaillant) ? Ces trois questions séparent les trois familles de cause, et elles se posent dans cet ordre.

Le groupe de mise sous vide

Il ne fait pas le vide — il l'entretient.

Le vide est créé par la condensation elle-même. Le rôle du groupe est d'extraire en permanence ce qui ne condense pas : l'air entré par les inétanchéités, les gaz dissous apportés par le condensat, l'air des garnitures de turbine. Sans lui, ces incondensables s'accumuleraient en quelques minutes et le vide s'effondrerait.

Deux technologies

Deux régimes à ne pas confondre
Démarrage
Tirage au vide (hogging)

Au démarrage, le condenseur est plein d'air à la pression atmosphérique. On utilise un étage de forte capacité pour évacuer ce volume et atteindre rapidement un vide grossier, avant d'admettre la vapeur. Tant que le vide n'est pas établi, on n'ouvre pas l'admission turbine.

Marche normale
Maintien (holding)

En régime, le débit à extraire est faible : seulement les entrées d'air résiduelles. Un étage de faible capacité suffit. La consommation du groupe devient alors le meilleur indicateur d'étanchéité de l'ensemble du circuit sous vide.

Chercher une entrée d'air. Tout ce qui est sous vide est suspect : garnitures de pompes d'extraction, presse-étoupe de vannes, brides de la ligne d'échappement, joints de trous d'homme, et surtout les lignes de purge raccordées au condenseur. Le test classique reste la mesure du débit d'air extrait : s'il augmente à vide de turbine constant, on a une fuite, et la recherche se fait au gaz traceur ou à la mousse.

L'aéroréfrigérant et le circuit d'eau de refroidissement

Le condenseur doit évacuer vers l'extérieur toute la chaleur non transformée en électricité — de loin le plus gros flux thermique du site. Sur une installation sans source d'eau froide, c'est l'air ambiant qui sert de puits froid. L'eau du circuit fermé se réchauffe au condenseur, passe dans les échangeurs 2650E310/320/330/340, est refroidie dans les batteries de l'aéroréfrigérant balayées par les ventilateurs, puis renvoyée par les pompes 2650P370 A/B.

La bâche à condensats 2660D500 et le siphon

La bâche rassemble tous les retours d'eau propre : condensat du puits de condenseur, purges valorisées, retours divers. Elle est le tampon entre des arrivées irrégulières et une demande d'alimentation continue, et le dernier point où l'on peut détecter une pollution avant que l'eau ne parte au dégazeur puis à la chaudière.
Le siphon vers le ballon d'éclatement
Entre la bâche à condensats et le ballon d'éclatement des purges, la liaison n'est jamais une simple tuyauterie droite : c'est un siphon, une boucle en U remplie d'eau. Sa fonction est celle d'une garde hydraulique : le bouchon d'eau laisse passer le liquide dans un sens et interdit tout passage de gaz ou de vapeur entre les deux capacités.

Les ballons d'éclatement des purges

Détendre, revaloriser la vapeur, refroidir le liquide — dans cet ordre.

Une purge quitte le ballon chaudière ou le corps turbine à haute pression et à sa température de saturation. En la détendant vers la pression atmosphérique, une partie se revaporise instantanément : c'est la détente isenthalpique. L'enthalpie totale se conserve, mais l'eau ne peut plus rester liquide au-delà de 100 °C : l'excédent d'énergie sert à vaporiser une fraction du débit.
taux de revaporisation : x = [hf(P₁) − hf(P₂)] / hfg(P₂)

Ce que fait le ballon d'éclatement

Routage des rejets
OrigineBallonSerpentinDestination
Purges GTA / corps turbine2660D6502660E660Fosse eaux chargées — local GTA
Purges chaudières (déconcentration, purges de fond)2660D7502660E760Fosse eaux claires — hall four
À retenir en quart : une température haute au ballon d'éclatement n'est pas un défaut du ballon. C'est soit un débit de purge anormal en amont (vanne de déconcentration ouverte au-delà du besoin, purge de fond restée ouverte), soit un manque d'eau de refroidissement (vanne fermée, serpentin entartré, pompe d'eau industrielle indisponible). On cherche la cause des deux côtés avant de compter sur l'aspersion.

Calculateurs

1 · Vide au condenseur — température de saturation et impact sur la puissance
2 · Détente des purges — taux de revaporisation
3 · Refroidissement du liquide résiduel avant rejet
4 · Hauteur de garde du siphon

Index KKS — condensation, vide & purges

RepèreDésignationRôle
2660D500Bâche à condensatsCollecte des retours, tampon avant dégazeur, surveillance conductivité / pH
2650D500Ballon purges turbineCollecte des purges du corps turbine et des lignes vapeur
2660D600Bâche de récupération des purgesTampon des purges avant relevage
2660P610 A/BPompes de reprise des purges (2660PM610 A/B)Relevage vers les ballons d'éclatement
2660HS615Commande locale associéeOrgane de commande de la reprise des purges
2660XV620Vanne automatique de refoulementIsolement / mise en service de la ligne de reprise
2660D650Ballon d'éclatement purges GTADétente, séparation, refroidissement — rejet fosse eaux chargées local GTA
2660E660Serpentin de refroidissement du 2660D650Refroidissement du liquide résiduel par eau industrielle
2660D750Ballon d'éclatement purges chaudièresDétente, séparation, refroidissement — rejet fosse eaux claires hall four
2660E760Serpentin de refroidissement du 2660D750Refroidissement du liquide résiduel par eau industrielle
3120P530 A/B/CPompes eau industrielleAlimentation des serpentins et des rampes d'aspersion
3120XV583Vanne eau industrielle — ballon GTARégulation du refroidissement du 2660D650
3120XV593Vanne eau industrielle — ballon chaudièresRégulation du refroidissement du 2660D750
2650P370 A/BPompes eau de refroidissementCirculation du circuit fermé condenseur / aéroréfrigérant
2650E310/320/330/340Échangeurs du circuit de refroidissementTransfert vers le circuit aéroréfrigéré
2630J010ABâche alimentaire / dégazeurDestination du condensat repris — voir onglet « Poste d'eau »

P&ID : E0-3027 · E0-3023 · E0-3022 · E0-3018 · E0-3030. Notice : IP-14-064-IN-Y-NDF-E0-3018 · liste LIS-E0-3018 · matrice de sécurité IN-W-LIS-U0-8001.

QCM — condensation, vide & purges

Douze questions, correction raisonnée.